Amandine
Technicienne méthodes fonderie

Le jour où Amandine a découvert le métal en fusion, l’empreinte dans le sable et l’art des gestes, sa vie professionnelle a basculé. Pendant quelques années, elle s’est éloignée de la fonderie pour mieux y revenir. La tête dans les plans, les pieds dans l’atelier, elle est dans son élément.

“J’ai eu un coup de cœur pour la fonderie. Et ça ne m’a pas quittée.”
Fermer
Fermer le portrait
Amandine
Technicienne méthodes fonderie
“J’ai eu un coup de cœur pour la fonderie. Et ça ne m’a pas quittée.”

Le jour où Amandine a découvert le métal en fusion, l’empreinte dans le sable et l’art des gestes, sa vie professionnelle a basculé. Pendant quelques années, elle s’est éloignée de la fonderie pour mieux y revenir. La tête dans les plans, les pieds dans l’atelier, elle est dans son élément.

Qui est Amandine ?

• Amandine a eu un coup de foudre pour la fonderie, un vrai.

• Après son BTS fonderie, elle a néanmoins élargi ses horizons en travaillant dans le domaine de la qualité et des achats.

• Aujourd’hui, elle s’est vu confier de nouvelles responsabilités avec la relation client.

• Amandine a appris la patience car “ça faisait 10 ans que je voulais entrer chez EJ”, là où elle travaille aujourd’hui.

• Elle commence son travail 6h30 et le termine à 15h. Ce rythme lui permet de passer de longs moments avec sa fille.

• Elle reconnaît aux femmes des qualités et elle apprécie aussi de travailler avec des hommes.

• Son état d’esprit : “Je préfère convaincre en faisant plutôt qu’en disant.”

Vous parlez d’un coup de foudre pour la fonderie. Pouvez-vous nous raconter ça ?

Je ne savais pas trop ce que je voulais faire. Et puis, j'ai découvert le bac génie des matériaux et j'ai eu un coup de cœur pour la fonderie. Voir le métal en fusion, arriver à faire une empreinte dans le sable et voir qu'à la fin, lorsque le métal coule, on produit une pièce… J'ai vraiment beaucoup aimé. Et ça ne m’a pas quitté.

Et vous vous êtes engagée dans cette voie ?

Oui, j’ai fait un BTS Fonderie puis une première licence commerce option acheteur industriel. J’ai travaillé dans une fonderie puis chez Poclain Hydraulics, une entreprise industrielle qui fabrique des valves et des moteurs, lors de ma seconde licence en qualité. Ensuite, j’ai travaillé dans le domaine de la qualité et des achats mais la fonderie me manquait. Je voulais retourner à mes sources. Et j’ai postulé chez EJ en tant que technicienne méthodes fonderie. Ça faisait 10 ans que je voulais y travailler.

Et en quoi consiste précisément votre métier ?

Ici, nous fabriquons des dispositifs de réseaux souterrains sous lesquels passent des eaux propres ou usées, des câbles électriques ou du gaz. Mon rôle, c’est de suivre ces pièces dans l’usine, voir s’il y a des défauts et comment nous pouvons les corriger. Je suis tout le temps dans l’usine. Je me rends plusieurs fois par jour dans les ateliers pour débloquer des situations, trouver des solutions. Sur notre site, nous avons des équipes qui travaillent en 3x8. En commençant tôt le matin et en partant vers 15 heures, je peux voir les 2 équipes de jour (la 3ème étant de nuit).

Finir à 15 heures, ça vous laisse du temps pour vous et votre famille ?

Les horaires sont variables et me permettent de concilier vie professionnelle et obligations familiales, notamment en passant du temps de qualité avec ma fille qui est encore très jeune. Cette flexibilité favorise un meilleur équilibre et une gestion plus sereine des imprévus, tant sur le plan personnel que professionnel.

Vous avez presque toujours évolué dans un univers majoritairement masculin. Qu’en retenez-vous ?

Parfois, on a l'impression de devoir redoubler d'efforts. Même si ce n’est pas trop le cas chez EJ. Avant, dans d’autres sociétés, c’était plus compliqué. Un jour, on m’a demandé : “En tant que femme, qu'est-ce que tu peux apporter de plus qu'un homme ?”

Pourquoi “plus qu’un homme ” ?

Je ne sais pas. C’était il y a 10 ans environ. Aujourd’hui, ce type de discours est devenu ringard. Bien sûr, il peut encore y avoir des personnes qui restent dans les raisonnements du passé mais c’est exceptionnel. Au début, dans un grand groupe international comme EJ, il m’a fallu faire mes preuves mais exactement comme les hommes doivent faire les leurs lorsqu’ils arrivent à un poste. Ici, les hommes sont plutôt protecteurs.

"Ça faisait 10 ans que je voulais y travailler."

"Aujourd’hui, ce type de discours est devenu ringard."

C’est-à-dire ?

Quand j’étais enceinte, j’ai travaillé jusqu’au bout. J’étais dans l’atelier tous les jours, je descendais comme d’habitude, il n’y avait aucun problème. Je parlais juste à mon bébé en lui disant : “Attention, il va y avoir du bruit, mais c’est normal ici, on est dans une fonderie. J’espère même te donner le goût de la fonderie.” Je continuais à descendre, mais parfois, ce sont eux qui descendaient à ma place, même si je ne leur demandais rien. Ils étaient vraiment dans un état d’esprit protecteur et bienveillant.

Si vous deviez refaire votre parcours…

… je le referais. Peut-être en choisissant l’alternance pour être encore plus vite dans le concret.