Célia
Technicienne métrologue

Rien ne prédestinait Célia à la métrologie. Poussée par sa mère vers les sciences, découragée à ses débuts parce qu’elle était une femme, elle a fini par tracer sa route, seule dans un laboratoire haute tension. Elle est aujourd’hui technicienne métrologue et ambassadrice du bien-être au travail chez Nexans. Attention, entretien électrique !

“Les filles ne doivent pas avoir peur de l’industrie.”
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Célia
Technicienne métrologue
“Les filles ne doivent pas avoir peur de l’industrie.”

Rien ne prédestinait Célia à la métrologie. Poussée par sa mère vers les sciences, découragée à ses débuts parce qu’elle était une femme, elle a fini par tracer sa route, seule dans un laboratoire haute tension. Elle est aujourd’hui technicienne métrologue et ambassadrice du bien-être au travail chez Nexans. Attention, entretien électrique !

Qui est Célia ?

• À peine âgée de 21 ans, Célia est recrutée par Nexans, un leader industriel spécialisé dans la fabrication de câbles et de systèmes de transport d’énergie.

• Elle est la seule métrologue de l’entreprise et les hautes tensions ne lui font pas peur.

• Elle porte attention au bien-être au travail. Et pas que pour elle.

• Ne dites pas à Célia qu’elle fait la météo, ça n’a rien à voir.

• Son état d’esprit : “Mon indépendance, je me la suis construite et je veux continuer.”

Tu es métrologue. Peux-tu nous présenter ton métier ?

On me dit souvent : tu travailles dans les métros ? Tu fais la météo ? Non, ça n’a rien à voir. La métrologie, c’est la science de la mesure. On en retrouve partout, même si on n’y fait pas attention. Les balances au supermarché, les pompes à essence, les thermomètres chez le médecin… tout est contrôlé. Pour ma part, je contrôle les appareils de mesure dans le laboratoire haute tension : sondes de température, multimètres, générateurs. On monte jusqu’à 1200 KV.

1200 KV, c’est 1,2 million de volts. C’est énorme quand on compare à une prise domestique qui n’en délivre que 230.

Oui, ce sont de fortes tensions. Mine de rien, je joue un vrai rôle. J’aime ces responsabilités. Chez Nexans, on fait des essais grandeur nature. Nous avons donc besoin de matériel qui donne des mesures de qualité et tout ce matériel passe par moi. Pour faire simple, d’un côté, je vais avoir des références et, de l’autre, je vais comparer avec des machines pour voir s'il y a un décalage ou pas entre les deux. Et ici, le matériel est varié. Par conséquent, je ne fais pas tout le temps la même chose.

Tu connaissais déjà la métrologie avant tes études?

Non, pas du tout. J’ai découvert ce métier au cours d’un stage dans une entreprise de matériel médical où j’étais technicienne qualité. Il y avait un métrologue, et ça m’a donné envie.

Quel a été ton cursus ?

J’ai fait un BTS mesures physiques, puis une licence pro en métrologie en alternance. Ensuite, j’ai été embauchée chez Nexans en 2020.

Embauchée à 21 ans. Qu’est-ce qui t’a décidé à rejoindre Nexans ?

Nexans, c’est la première entreprise qui m’a vraiment acceptée en tant que femme.

Ah bon, ce n’était pas le cas ailleurs ?

Non, j’ai eu plusieurs entretiens où on m’a fait comprendre : “Vous allez avoir une vie de famille. Il va falloir faire des déplacements. Ça va être compliqué.” Chez Nexans, personne ne m’a posé ces questions ou fait ces remarques.

"Mine de rien, je joue un vrai rôle. J’aime ces responsabilités."

"Chez Nexans, personne ne m’a posé ces questions ou fait ces remarques."

Dans ton parcours, parlons de celles et ceux qui t’ont encouragée.

Ma mère a été la première. Elle travaille dans le domaine social mais elle m'a dit: “Tu es bonne en maths. Tu es bonne en physique. Va dans l'industrie.”

C’est bien que les parents encouragent leur fille à aller dans l’industrie.

Oui, c’était un bon conseil. Mon conjoint me soutient aussi à fond. Il connaît bien le métier, il sait ce que je fais et il me comprend. Plus jeune, je voulais vite être indépendante. Maintenant, je songe à devenir ingénieure.

Les femmes gagnent leur place dans l’industrie.

Oui, par exemple, nous n’avions pas de vestiaire femme. Ils en ont créé un. Il y a aussi une enveloppe dédiée à l’égalité hommes-femmes.

‍C’est-à-dire ?

Dans la politique salariale de Nexans, cela fait plusieurs années qu’une attention particulière est portée à l’égalité femmes-hommes, afin d’assurer la conformité avec l’index égalité professionnelle de l’entreprise.

C’est encourageant. Ça participe du bien-être en entreprise, un sujet que tu connais bien.

Oui, je suis ambassadrice du bien-être au travail au sein de Nexans. J'essaye de mettre des choses en place pour que les gens se sentent bien dans l'entreprise.

Est-il facile pour toi de concilier vie pro et vie perso ?

Ici, on fait 38h50 par semaine mais avec des horaires flexibles. C’est bien, surtout avec deux jeunes enfants. Si une semaine, je décide de faire moins d'heures, je peux les rattraper la semaine suivante.

"Plus jeune, je voulais vite être indépendante. Maintenant, je songe à devenir ingénieure."

"Ici, on fait 38h50 par semaine mais avec des horaires flexibles. C’est bien, surtout avec deux jeunes enfants."

Lorsque tu vas parler de ton métier dans les lycées, que dis-tu aux jeunes filles ?

La dernière fois, j’ai dit aux filles qu'il ne fallait pas avoir peur de l'industrie. Nous sommes de mieux en mieux reçues. Il ne faut pas hésiter