Gaëlle
Cheffe d’entreprise

La vie de Gaëlle ressemble à une boite de chocolats. Elle ne savait pas sur quoi elle allait tomber en reprenant la société Aube Électronique mais elle en avait farouchement envie. Comptable de formation et après une longue expérience dans la pâtisserie haut de gamme, elle a pu compter sur le soutien de ses équipes…et son indéfectible motivation.

“J’avais l’envie de voler de mes propres ailes. L’industrie me l’a permis.”
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Gaëlle
Cheffe d’entreprise
“J’avais l’envie de voler de mes propres ailes. L’industrie me l’a permis.”

La vie de Gaëlle ressemble à une boite de chocolats. Elle ne savait pas sur quoi elle allait tomber en reprenant la société Aube Électronique mais elle en avait farouchement envie. Comptable de formation et après une longue expérience dans la pâtisserie haut de gamme, elle a pu compter sur le soutien de ses équipes…et son indéfectible motivation.

Qui est Gaëlle ?

• Elle est passée de la comptabilité à la direction d’une entreprise industrielle.

• Elle a acheté Aube Électronique sans rien connaître… à l’électronique.

• Elle a bâti son projet professionnel autour de ses priorités personnelles.

• Son point fort : elle aime l’inconnu parce que c’est là qu’elle apprend le plus.

• Son état d’esprit ? “On ne peut pas tout faire dans une vie mais ce qu’on fait, on peut le faire bien.”

Comment passe-t-on du Paris-Brest au banc de test électronique ?

Avec de l’envie. L’envie de voler de mes propresailes. Et l’industrie me l’a permis.

Racontez-nous.

J’ai une formation comptable. J’ai travaillé cinq ans dans cabinet d’expertise-comptable, puis quinze ans dans une PME de pâtisserie-chocolaterie haut de gamme. Mon ancien employeur était meilleur ouvrier de France et champion du monde des métiers du dessert. Là-bas, j’ai régulièrement évolué et changé de métiers : RH, retail, développement BtoB… et même la gestion de crise après un incendie ! C’était un parcours riche.

Mais vous avez eu l’envie d’une vie encore plus exaltante ?

Oui, initialement, je cherchais un poste de salariée, mais je n’arrivais pas à me projeter. Alors j’ai construit un projet de vie et de reprise d’entreprise. On m’a dit : “Il faut que ton projet professionnel colle à ton projet de vie.” J’ai listé mes priorités : mon fils, mon chéri, et mon entreprise. Et c’est comme ça que je me suis intéressée à la reprise d’Aube Électronique.

Vous connaissiez le secteur d’électronique ?

Pas du tout ! Quand j’ai visité l’atelier, il était à l’arrêt. Mais je me suis tout de suite sentie chez moi. Je me suis dit que ce que j’avais réussi à faire dans ma vie d’avant, je pouvais le refaire ici. Je ne suis pas électronicienne, mais l’électronique, c’est très logique, très normé, cartésien… Donc finalement assez proche de ma culture comptable. J’ai signé en mai 2022. J’ai relevé mes manches et j’ai été très transparente avec les équipes.

C’est-à-dire ?

Je leur ai dit : “Je ne connais rien, j’ai besoin de vous.” Ils m’ont soutenue et tout appris avec une bienveillance incroyable. Ils m’ont accueillie, formée, guidée. À l’époque, on était six. Aujourd’hui, on est douze. Le chiffre d’affaires a bien progressé et nous avons pu embaucher.

Votre entourage vous a-t-il soutenue ?

Totalement, famille, compagnon, amis proches… tout le monde a joué le jeu. Une seule personne m’a dit : “Surtout, ne sors pas de ton secteur.” Ça m’a un peu contrariée mais pas du tout découragée. Entreprendre m’a poussée à me faire confiance, à oser. J’ai fait un choix de vie et je l’ai assumé.

"J’ai listé mes priorités : mon fils, mon chéri, et mon entreprise."

"Entreprendre m’a poussée à me faire confiance, à oser."

Vous avez dû apprendre beaucoup et très vite.

Oui. Il a fallu de la volonté et de l’assiduité. J’ai été formée par mes collaborateurs, mais aussi par mes fournisseurs, par mes clients. J’adore visiter leurs ateliers, comprendre leurs contraintes, voir comment mieux répondre à leurs besoins. Je suis très présente et jamais malade. Je suis là, à ma place. Et j’aime ça.

Diriger, c’est aussi apprendre à résister ?

C’est vrai. Il y a des moments de découragement mais le résultat est là. La reprise est réussie, les clients sont restés, l’équipe aussi. Maintenant il faut continuer, se structurer, se développer, rembourser les prêts… C’est une pression permanente. Quand le résultat n’est pas à la hauteur de l’énergie qu’on y consacre, il faut être encore plus déterminée. Le courage est nécessaire dans ces moments-là.

Comment conciliez-vous votre vie pro et votre vie perso ?

C’est un équilibre à construire. Mon fils vient parfois à l’atelier. Il vit avec moi une semaine sur deux, et ces semaines-là, je suis pleinement avec lui. Je refuse les réunions du soir. Le reste du temps, j’essaye de garder un peu de temps pour moi, pour faire du sport, voir mes amis. Ce n’est pas parfait, mais j’assume mes choix. Je sais que je ne peux pas être bonne partout. Alors je choisis où je veux être la meilleure.