Oriane
Technicienne engineering

Oriane aime son métier parce que son métier réunit beaucoup de choses qu’elle aime : le dessin, la préservation de la nature, la créativité, la chaleur humaine et l’affection portée à ses grands-pères. Et bien d’autres aspects encore dont elle parle avec maturité et sensibilité.

“Je ne me suis jamais dit qu’il fallait que je sois comme un homme.”
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Oriane
Technicienne engineering
“Je ne me suis jamais dit qu’il fallait que je sois comme un homme.”

Oriane aime son métier parce que son métier réunit beaucoup de choses qu’elle aime : le dessin, la préservation de la nature, la créativité, la chaleur humaine et l’affection portée à ses grands-pères. Et bien d’autres aspects encore dont elle parle avec maturité et sensibilité.

Qui est Oriane ?

• Quand elle évoque son intérêt pour l’industrie, Oriane retombe en enfance et songe à ses deux grands-pères.

• Elle aime la nature et son métier lui permet de la préserver.

• Elle conçoit des machines qui recyclent des cartouches d’encre.

• Elle s’est toujours sentie à l’aise dans les ambiances masculines.

• Son état d’esprit ? “Recycler, c’est imaginer une deuxième vie et préserver la Vie.”

Comment avez-vous choisi l’industrie ?

J’ai commencé par une fac de sciences à Mulhouse. Après avoir échoué en deuxième année, j’ai décidé de me réorienter et j’ai découvert le métier de dessinateur industriel. J’ai eu un vrai coup de cœur. J’ai toujours beaucoup dessiner et ce métier a un vrai côté créatif. J’ai donc préparé et obtenu un BTS CPI (Conception de Produits Industriels). Ensuite, j’ai enchaîné avec une licence pro. Sans jamais quitter ma région puisque j’ai préparé mon BTS à Colmar et ma licence à Mulhouse.

Aujourd’hui, vous êtes technicienne engineering chez Ricoh. En quoi cela consiste-t-il ?

Je conçois des machines en 3D pour recycler des cartouches d’encre. Nous avons notre propre atelier. Je peux donc faire usiner les pièces que je dessine, monter les machines et les tester. Il n’y a jamais de routine. Chaque jour il faut créer, s’adapter, améliorer. Et puis, c’est un métier gratifiant.

Pourquoi ?

Parce qu’il est bien plus bénéfique de recycler que de jeter pour ensuite refabriquer. Vous savez, j’ai la chance de vivre dans un milieu entouré de verdure et je tiens à préserver cette nature. Les cartouches que nous recyclons sont vendues dans le monde entier. C’est donc très concret. Je vois vraiment l’impact de ce que je fais. Mon métier a du sens et c’est essentiel pour moi.

Vous évoluez dans un secteur masculin. Comment le vivez-vous ?

Bien. Je suis plus à l’aise dans les ambiances masculines. Il y a un franc-parler qui me va bien. Pour autant, je ne me suis jamais dit qu’il fallait que je sois comme eux. J’ai trouvé ma place comme je suis. Dans mes promos, j’étais l’une des rares filles, mais ça ne m’a jamais dérangée. À aucun moment, je me suis dit que l’industrie n’était pas faite pour les femmes.

Comment s’est passée votre intégration dans l’entreprise ?

Au début, j’étais assez timide, mais mes collègues m’ont vite mise à l’aise. J’ai été formée, j’ai eu la possibilité de prendre confiance. Et aujourd’hui, je suis parfaitement autonome. Je connais mes sujets, et je n’ai pas peur de les défendre. Je me sens reconnue. Je suis fière de ce que je fais, et je ne me gêne pas pour le dire.

Avez-vous eu des modèles inspirants ?

Mes deux grands-pères. L'un m'a donné l'envie de travailler de mes mains en me faisant faire des maquettes quand j'étais petite. L’autre m'a fait aimer le métal. Il avait un atelier chez lui. Il était dessinateur industriel et, quand je suis entrée chez Ricoh, il m'a donné les petits livres qu'il avait sur le dessin industriel. C’est un peu comme si j’avais ça en moi depuis l’enfance.

"Je vois vraiment l’impact de ce que je fais."

"J’ajouterai que les salaires sont confortables et que la flexibilité horaire est bonne."

Justement, quels conseils donneriez-vous à une jeune fille d’aujourd’hui ?

Une jeune fille qui veut entrer dans l’industrie ?

Oui

Je lui dirai que c’est un secteur qui cherche à recruter davantage de femmes et que la voix d’une femme est aussi importante que celle d’un homme. J’ajouterai que les salaires sont confortables et que la flexibilité horaire est bonne. Je fais des interventions dans les lycées et je sais qu’un bon salaire et de bons horaires, cela compte beaucoup pour les jeunes. Et pour conclure, je mettrai en avant que mon métier est créatif et ça aussi c’est une chance.